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François Mercier

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François Mercier, entrepreneur.

François Mercier

François Mercier naît à Tronget
le 2 Février 1858.

Fils d'un petit entrepreneur, carrier, il est formé par son père dès son plus jeune âge.
Après la révolution du 4 septembre 1870, il assiste à l'avènement de la Troisième République et devient alors républicain.
Puis il passe 5 ans au service militaire, en tant que sous-officier et acquiert une certaine expérience en construisant des forts autour de Paris.
A son retour, il se marie avec Marie Coulignon et fonde sa propre entreprise de travaux publics, dont il établit le siège social à Tronget, puis à Moulins, près de la gare de Débord.


Travailleur acharné, il va agrandir son entreprise (qui comptera jusqu'à 5000 ouvriers en 1920) et déplacer son siège social au 87, rue Saint-Lazare à Paris, car il avait compris qu'il importait d'être près des décideurs politiques.
Il fut d'ailleurs très proche de Georges Clémenceau qui lui aurait offert un porte-feuille ministériel.
Ses contacts avec le monde politique firent de lui un homme d'influence au niveau national.

Il est un constructeur très apprécié de la compagnie PLM, et, de 1897 à 1902, il réalise des travaux sur des lignes telles que Albertville-Annecy, Anduze-Saint Jean du Gard, Brioude-Saint Flour, Guéret-La Châtre...
Il travaille aussi pour la compagnie du Paris-Orléans sur la portion de ligne Bort-Neussargues et se lance dans la reconstruction de ponts pour la compagnie du Nord en 1916-1917, sur la ligne Creil-Beaumont. Enfin, il réalise les études et la construction des 172 kms des lignes de chemin de fer de la vallée du Vouga au Portugal.

Constructeur de ponts, il signe trois ouvrages d' art sur l' Allier : en 1911 au Veurdre, en 1912 à Vichy (le pont Boutiron) et le pont de Châtel de Neuvre. Il réalise aussi à titre d' essai la première arche en béton précontraint au monde, en collaboration avec l' ingénieur des Ponts et Chaussées Eugène Freyssinet.

Entrepreneur actif au service de la défense nationale, il réalise la construction des Ateliers de Chargement de Bourges, Moulins et Montluçon, ainsi que les Poudreries Nationales de Toulouse et de Bergerac. Il s'occupe aussi de la reconstruction de viaducs, d' écluses et de la remise en état de souterrains.
En 1916, François Mercier emporte un marché concernant la construction d' un sanatorium à La Guiche en Saône et Loire. Son entreprise le réalise entre 1916 et 1918 et acquiert ainsi une expérience et un modèle utile au projet de celui de Tronget (1918-1921).

Selon le député Vidal, c' est un homme "d' une intelligence faite de bon sens et de souplesse adaptive lui permettant de dominer les événements.. Le travail est pour lui une nécessité et un plaisir, il aime à surmonter les obstacles".
Mais cet homme acharné de travail était aussi un philanthrope et on disait de lui que "sa bourse était toujours ouverte à toutes les infortunes et à toutes les causes politiques et républicaines"".
Il s' affirme comme un républicain ferme et dévoué, laïque et libre-penseur (une société de libre-penseurs se crée en 1902 à Tronget, qui apparaît comme un milieu progressiste pour l' époque...) ; devenu franc-maçon, il adhère au Grand Orient de France.
Concernant ses rapports avec ses ouvriers, cet industriel se glorifiait de n' avoir jamais connu de grève, et, bien avant la sécurité sociale, maintenait un demi-salaire à ses ouvriers malades.

Sur le plan communal

François Mercier s' est aussi engagé dans la vie communale. Dès 1902, il entre au conseil municipal de Tronget.
En 1910, il fait fonctionner une cantine scolaire gratuite. Il deviendra maire en 1912 et le restera jusqu 'à sa mort en 1920.
De 1906 à 1920, il fait 16 dons en espèces d' un montant évalué à 255 000€ pour le soutien financier des cantines scolaires, l' aménagement des écoles, les chemins communaux, la place du bourg, ainsi qu 'un prêt pour la construction du groupe scolaire, d' une valeur actuelle de 120 000€ (soit plus que la subvention de l' état).

La nation reconnaîtra les services rendus : après avoir été nommé Chevalier en 1910, il deviendra Officier de la Légion d' Honneur en 1918, pour services rendus pendant la Grande Guerre.
François Mercier s' éteindra le 3 avril 1920 au 87, rue Saint Lazare à Paris.
Obsèques civiles à Tronget.

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Le monument commémoratif.

Monument à Tronget

Sur proposition du Président du Conseil Général et ami Max Régnier, et avec l' accord du Conseil Municipal de Tronget.
"La commémoration de son souvenir dans sa ville natale serait en même temps qu 'un acte de justice, comme la glorification de l' effort humain."
Le monument a été inauguré le 8 octobre 1922. D' éminentes personnalités se déplaceront à Tronget, notamment Albert Peyronnet, ministre du Travail et Sénateur de l' Allier, Gaston Vidal, sous-secrétaire détit et Député de l' Allier.
Tous les amis de François Mercier se sont réunis pour la dernière fois.

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Sanatorium de Tronget "François Mercier" :

Sanatorium François Mercier

Le premier projet établi en 1916 concernait l' extension de l' hôpital du Montet et fit l' objet d' un refus ministériel.
Le second projet (1917-1918) fut mené à terme grâce à l' impulsion de François Mercier et l' engagement du Conseil Général.
Rapport de Paul Constans (17/04/1917) : "C' est une question de vie ou de mort pour notre pays de rechercher les moyens propres à conserver la vie aux citoyens qui resteront debout".

17/09/1917 : Création du Comité de l' Oeuvre du Sanatorium Bourbonnais, association déclarée à Moulins ayant pour but d' "Organiser dans la région du Montet un sanatorium à l' usage des militaires réformés pour tuberculose.. et tous autres tuberculeux résidant dans l' Allier."
Ce comité était composé de 12 personnes : 2 industriels, un député, 3 conseillers généraux, 3 membres d' associations, François Mercier de Tronget, Pierre Fanjoux du Montet, Paul Baer représentant du préfet et assurant le secrétariat. Le Président en était Léon Lévy, directeur des Usines St Jacques à Montluçon. L' association fut dissoute à la fin des travaux en 1921, ayant assumé avec succès sa mission.

Léon Bernard, professeur de Phtisiothérapie à Paris, déjà impliqué dans le choix du site du sanatorium de La Guiche (construit par F. Mercier), se déplace à Tronget et son rapport, très favorable, est décisif pour le projet.
François Mercier a offert au titre d' une oeuvre de guerre, selon la loi du 30 mai 1916, à titre de souscription particulière la somme nécessaire aux acquisitions de terrain.

Travaux de 1918 à 1921.
Architecte : M. Talbourdeau, Montluçon.
Entrepreneur : François Mercier
Inauguration le 27 novembre 1921 par M. Leredu, Ministre de l' Hygiène : "Je tiens à montrer le sanatorium François Mercier comme une belle oeuvre qui fait honneur au Département et à la France entière".

Ouverture aux malades le 1er février 1922.
Caractéristiques :
- 250 lits de malades + 30 lits pour le personnel.
- Forte subvention d' équipement de la Croix Rouge Américaine par l' intermédiaire de la Fondation Rockfeller

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Références des articles :
- Colloque et exposition Cliosto 19/21 septembre 2003
- Articles de M. Pierre Bordes, Président de Cliosto, "Le Nouvel Écho" du 21/02/2004
- Article "La Montagne" du 16/09/03 ;
- Plaquette d' accueil du Centre Médical François et Marie Mercier ;
- Plaquette d' accueil de la Commune de Tronget.
- Photo de F. Mercier : "Collection privée ; droits réservés"